« Baptiste,
Toi qui étais si gentil, si attentionné, si drôle, toujours souriant jusqu'au dernier moment. Certaines personnes ne te connaissaient pas ou juste un peu mais auraient aimé te connaître un peu mieux. Hélas ils n'en auront pas la chance.
Dans la nuit du 19 au 20 septembre 2009, nous t'avons perdu pour un moment mais nous te rejoindrons au paradis. C'est injuste de mourir si jeune, si tragiquement.
Nous garderons une belle et bonne image de toi. Cette première semaine sans toi était dure ainsi que celles qui suivront mais, on dit que le temps atténue les souffrances. Tu nous a appris que la vie est fragile, dure et parfois injuste, et les amis précieux.
N'oublie pas qu'on s'est rencontrés, qu'ont s'est quittés mais qu'on se retrouvera.
TU RESTERAS A JAMAIS DANS NOS C¼URS »
Léopold, Marion, Enzo, Mélanie, Thaîs, Maxence, Marie-Eve, Léa, Richard et Pierre : 4è1
Evangile Jean 6,37-40
Homélie
Tout part de la mort et de la résurrection de Jésus.
Les amis de Jésus l'admiraient et ils aimaient cet homme qui les guidait et leur faisait découvrir les profondeurs et la beauté de la vie.
Lorsqu'il est mort, ils ont cru que tout était perdu, que leur espoir était déçu. C'est un véritable échec.
Il est en de même pour nous, ce soir : Baptiste n'est plus la, il est parti, il nous a quitté. Il n'y a plus de fils, plus d'élève, plus de camarade.
Mais les Apôtres ont retrouvé Jésus. Ils ont eu un mal fou à le croire. Mais c'était beau et bon. Ils ont dû se rendre à l'évidence : celui qu'il rencontrait à nouveau près d'eux, était bien l'homme qu'ils avaient aimés et qu'ils avaient connu. Alors ils ont compris que la beauté de la vie dont il parlait était plus grande encore que ce qu'ils croyaient.
Oui, le Seigneur est bon. Il est notre Père, chacun de nous est l'une de ses créations. Il nous aime aussi. Il nous donne son fils pour nous montrer le chemin vers le Bonheur : « Je suis le chemin, la Vérité et la Vie. » Le Seigneur ne veut perdre aucun de ses enfants.
La présence de Jésus ressuscité dans notre vie, éclaire notre espérance nouvelle, comme une lumière qui brille et qui chasse le noir intérieur, la peur et le désespoir.
Désormais, Jésus a franchi la mort et il nous prépare à la franchir à notre tour, le moment venu.
Désormais, la croix sur laquelle Jésus est mort, est devenue le signe de la victoire sur la mort.
A partir de la, cette croix accompagne tous les chrétiens en les aidant à ne plus avoir peur de l'échec et à croire que l'Amour de Dieu n'abandonne pas les hommes.
La prière n'est plus la pour supplier Dieu pour le convaincre de nous aider. Elle nous tourne vers Dieu pour écouter ce qu'il a à nous dire, et pour nous rassurer de sa présence.
A lors, ce soir, ensemble, nous lui confions ce qui compte le plus pour nous, et nous lui présentons ce qui nous est le plus cher :
La Vie éternelle de Baptiste.
Déposer en terre le corps de Baptiste que nous aimions, est comme semer une graine destinée à disparaitre pour laisser place à un germe, une vie nouvelle plus grande. Nous nous rappellerons toujours de son souvenir maintenant : un visage, un regard, une voix, devenu encore plus intense qu'avant.
Son corps est désormais trop petit pour contenir une vie qui le dépasse.
Nous bénissons le Seigneur pour avoir connu Baptiste, de nous l'avoir donné et de l'avoir placé sur notre route. Il nous a simplement devancés, un peu vite c'est vrai, sur la route.
Que son départ affermisse notre foi et notre espérance de le rejoindre un jour au Royaume de Dieu, notre Père à tous.
Que le Seigneur nous ouvre sa maison et nous offre ses grâces et sa miséricorde.
A.BERTAUD
Diacre Permanent